Les Ateliers de Sesamlld

Les Ateliers sont moment privilégié entre les membres associés et les adhérents : une participation élevée, des commentaires enthousiastes sur les contenus et une satisfaction générale sur le lieu des réunions ont permis de valider l’initiative il y a 3 ans déjà.
Les 3 thématiques abordées en 2018 ont donné lieu à des échanges nourris !

Retour d’expérience sur l’application du RGPD

(Animé par Bruno Mouly)

Intervention introductive de 2 membres associés : Opteven et Macadam France

L’atelier a débuté avec la description du recueil des données personnelles sensibles des conducteurs lors des inspections de véhicules par Macadam France et les actions menées pour les protéger. Des process internes ont été mis en place, comme la nomination d’un délégué à la protection des données (DPO) et l’intégration d’avenants dans les contrats (fournisseurs, collaborateurs, etc.).

Chez Opteven, les procédures internes sont surtout établies pour les données de conducteurs dont le véhicule est dépanné par l’assisteur : désignation d’un DPO, cartographie des données recueillies, anonymisation des bases de données, sécurisation, etc. Le RGPD nécessite un gros travail de documentation.

En question : la chaine de responsabilité entre loueurs et prestataires/fournisseurs sur la protection des données, le RGPD instaurant désormais la coresponsabilité entre partenaires dans ce domaine. Pour la prestation de services LLD, la profession a pris position : le loueur a un rôle de responsable de traitement.

La voiture connectée : géolocalisation et remontées des données, systèmes multimédias permettent la localisation de collaborateurs et l’identification des comportements au volant (notion de « flicage »). L’anonymisation des données serait une solution, le consentement des personnes sur le traitement de leurs données personnelles a été abordé.  On notera l’impact qu’aura eu le RGPD sur la sécurisation des process informatiques des entreprises de LLD, et, ce notamment dans le cadre du développement du marché sensible des particuliers…

Décryptage des normes WLTP

(Animé par Ali Hammami)

Intervention introductive par Jato France

Quels seront les impacts sur les véhicules, autres que l’augmentation de 35g de CO2 entre la norme NEDC et la norme WLTP
(sources Jato France) ?

De possibles changements des silhouettes, des questions sur la pertinence des SUV, des options menacées (toit panoramique) … fiscalement : l’hybride rechargeable n’aura plus le même « intérêt fiscal », quid du plafond des amortissements non déductibles ? La clarté de la position des constructeurs est en cause sur des sujets comme la motorisation gaz ou l’impact des options et la réduction des gammes. À priori le barème de la TVS ne changera pas en 2019, mais on ne sait pas comment la tarification va se faire ni quelles seront réellement les conséquences de la nouvelle norme WLTP. Si la profession devait soumettre un message officiel aux autorités législatrices, ce pourrait être : « Arrêtez de changer la fiscalité aussi souvent ! »

La voiture partagée, pas encore un réflexe ?

(Animé par Christophe Bourgeois)

Intervention introductive par Mobility Tech Green

Se lancer dans l’autopartage en entreprise repose sur 3 types de motivation : la RSE, un outil de recrutement pour une certaine population de collaborateurs, le coût et la satisfaction des conducteurs soit l’utilisation à titre privé de l’autopartage, la rentabilité pour l’entreprise & financement de la flotte et un service pour les collaborateurs qui n’ont pas de voiture de fonction. Il n’y a pas de typologie spécifique de véhicules pour l’autopartage, mais cela peut servir de test pour les flottes, en s’appuyant sur le véhicule électrique et les hybrides… Les collectivités et les grosses entreprises sont plus concernées que d’autres par l’autopartage, sans distinction entre la province et l’Ile de France. C’est une solution qui favorise les comportements «civiques » car on constate une baisse des frais de remise en état des véhicules, au moment de la restitution…